C'était mercredi soir, vers le 18.10h j'ai réellement commencé à remettre mes pieds dans la réalité des choses. Vers les 18.05 je sors de la Villa Barton, je respire profondément et me dit: Voilà, une chose de moins, un examen de plus est dans le passé. Mon niveau de bonheur monte de suite et je suis heureuse. Je me retiens quand même de sauter en l'air en hurlant pour montrer ce sentiment fantastique à tout le monde. Je garde ce petit privilège pour moi.
Je prends mon vélo, comme d'hab et me mets à rentrer. Par contre, je ne monte pas à la place des Nations Unies, je pédale tranquillement au bord du lac. D'abord je traverse le parc et je vois beaucoup de mamans jouer avec les enfants. Ils hurlent et crient, font du bruit qui fait plutôt mal dans l'oreille. Par contre, ca ne me dérange pas, au contraire, je trouve super chouette de voire jouer des enfants, de voire comment ils apprennent des choses, comment ils découvrent l'eau, les objets etc.
Tranquillement je continue puis je longe au bord de l'eau, découvre le jet d'eau. Il est magnifique et impressionnant. Le symbole de Genève par excellence dans tout son splendeur. Puis je vois beaucoup de gens, les uns sont posé dans l'herbe, les autres se promènent. Les uns boivent de la bière, les amoureux s'embrassent, les autres discutent, puis les derniers sont juste là pour profiter de l'ambiance. Ce qui me frappe le plus c'est que je réalise que les gens profitent de leur vie. Ils utilisent le temps libre pour faire des choses qui leurs font du bien. Mais pourcquoi cela me frappe autant, c'est normal? Oui et non.
Oui, parce que la vie est là pour en profiter, non parce que samedi passé j'ai témoigné à la fin d'une vie d'une personne, qui, apparemment ne pouvait pas en profiter. Il s'ajoute que j'étais juste avant un examen, par définition une période de pression puis temps libre limité.
Ce qui fait du mercredi une journée spéciale pour moi. C'était simplement de voire les gens profiter de la vie. Simple, mais puissant. De simplement pédaler tranquillement au bord de l'eau et voire les gens, m'a fait sourire, m'a rendu encore plus heureuse qu'en sortant de la Villa Barton. Oui, la société elle vie quand-même et elle sait en vivre. Je pense j'étais dans une sorte de vacuum - d'un monde à part de la réalité où il y a peu de bonheur et de joie pour vivre, dominé par la solitude, le froid et la peur.
Jeudi, je témoigne de l'expression fantastique des sentiments et des intentions par le mouvement du corps. La danse. Même si ca ne fait pas longtemps j'étais voir la casse-noisette, j'étais super heureuse de voire des danseurs et danseuses de si près s'entraîner dans la hall d'uni Mail. Wow, comme c'est beau et impressionnant!
Puis, hier soir l'evenement en société, le moment culminant de l'été et du samedi soir entre amis. Le barbecue. On bavarde, j'apprends que les suisses disent plutôt tschips et les français disent plutôt schips et finis d'en manger trop. Le barbecue ne va pas sans une petite bière, une belle brochette de lapin, un maïs grillé et comme désert: Merengue avec de la crème dessus (et beaucoup de la crème).

Voilà, sans oublier ce que j'ai témoigné samedi il y a une semaine, je suis bien de retour dans la vie sociétale. Une leçon est qu'il ne faut pas rester seul dans les moment on est pas bien. La nuit du samedi au dimanche m'a quand même marquée, une nuit où probablement j'aurais mieux fait de ne pas rester toute seul chez moi. Une autre leçon est qu'on vive certainement dans une société qui connaît des phénomènes tristes et graves, mais elle n'est pas déraillée, elle est là est sait toujours profiter de la vie. Et moi, j'en fait partie.
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