Holidays,
I am fine, I survived, and: Party now! The last exam was today morning: Having a little chat with Monisuer Gopalan Balanchandran and Jean-Michel Jacquet!
Happy!
:-)
:-)
Since summer 2007 I am in a constant move, going here and there to discover the world. I am of curious nature and up for any challenge. To a certain extent I have given up making plans since it comes differently anyway. What's next in Andrea's life? This Blog will tell you more than that.
Friday, June 29, 2007
Sunday, June 24, 2007
Dimanche
Les sujets suivants à approfondir, découvrir et comprendre pendant cette journée ensolleilée:
- Le mouvement des non-alignés: Histoire et quel rôle aujourd'hui?
- Colonisation, décolonisation, néo-impérialism: Est-ce que les pays de l'est sont des méchants "and just addicted to their absolute and relative economic benefits in everything that is related to North-Sout relation" Weltverschwörungstheorie!
- A quoi le terrorisme, les drogues et les ONGs!
Pas mal je dirais: Il est 10heures du matin: Il faut que je m'y mette!
Les sujets suivants à approfondir, découvrir et comprendre pendant cette journée ensolleilée:
- Le mouvement des non-alignés: Histoire et quel rôle aujourd'hui?
- Colonisation, décolonisation, néo-impérialism: Est-ce que les pays de l'est sont des méchants "and just addicted to their absolute and relative economic benefits in everything that is related to North-Sout relation" Weltverschwörungstheorie!
- A quoi le terrorisme, les drogues et les ONGs!
Pas mal je dirais: Il est 10heures du matin: Il faut que je m'y mette!
Saturday, June 23, 2007
La limite certainement pas loin
Hier une journée sans café, sans thé noir et l'effet se fait sentir: l'état réel de mon corps: épuisée , on tout cas presque.
Je vis avec l'espoir du fin, avec l'envie de l'après avec le savoir: Bientôt s'est terminé!
Mes moyens: Un maximum de sommeil, car mes 7 heures dont j'ai besoin normalement ne suffisent plus de tout façon. Chaque matin: Un bonne dose de café combiné avec du thé noir. Après session de travail "matin" - repas - puis 15 min de sieste. Après: deuxième injection de caféine.
C'est pas sein, je sais. Encore 5 jours. Je sens que mes forces sont déjà bien réduites - il faut qu'elles tiennes jusqu'au bout.
C'est comme au Bolivie: jusqu'au-dessous du sommet à 6'027 mètres sans force physique ni psychologique, ou, en train de faire l'escalade avec un balancement difficile à faire, en pétrolette dans et sous la pluie au Cambodge: Savoir: Ce n'est plus loin. Ces moments ont une chose en commun: Paniquer ne sert à rien - rester tranquille et agir consciemment puis la fin n'est pas loin!
Hier une journée sans café, sans thé noir et l'effet se fait sentir: l'état réel de mon corps: épuisée , on tout cas presque.
Je vis avec l'espoir du fin, avec l'envie de l'après avec le savoir: Bientôt s'est terminé!
Mes moyens: Un maximum de sommeil, car mes 7 heures dont j'ai besoin normalement ne suffisent plus de tout façon. Chaque matin: Un bonne dose de café combiné avec du thé noir. Après session de travail "matin" - repas - puis 15 min de sieste. Après: deuxième injection de caféine.
C'est pas sein, je sais. Encore 5 jours. Je sens que mes forces sont déjà bien réduites - il faut qu'elles tiennes jusqu'au bout.
C'est comme au Bolivie: jusqu'au-dessous du sommet à 6'027 mètres sans force physique ni psychologique, ou, en train de faire l'escalade avec un balancement difficile à faire, en pétrolette dans et sous la pluie au Cambodge: Savoir: Ce n'est plus loin. Ces moments ont une chose en commun: Paniquer ne sert à rien - rester tranquille et agir consciemment puis la fin n'est pas loin!
Tuesday, June 19, 2007
D'où ma santé?
La première étape est fait, le premier examen appartient au passé. La joie règne en sortant de l'hôpital, quand même un endroit particulier pour écrire un examen d'économie. Néanmoins, ce relâche mineur de pression et de stress d'avoir simplement un truc de moins a pris défaut de mon santé.
Hier, après une une petite sieste, de retour à la biblio: Mal à la gorge. A dix heures, une petite bière, ca ne vas pas mieux. Rentrée, couchée, j'arrive pas à dormir. Je mets le baume de tigre - ca aide: Enfin dodo. Je me réveille, sans réveil à 7h30. La nuque me fait mal et est source d'un léger mal à la tête. Mes yeux sont bizarres et mes hanches se font sentir aussi. Je me lève plus tard, me fait un lait chaud avec du miel dedans (recette mamans). Plus tard, recette chimique: NéoCitran. Recette à envisager en cas de non-amélioration: Visite chez Monsieur médecin.
Priorité principale: Retrouver la top forme! Il est que mardi maintenant, il faut que je tiennes jusqu'à vendredi dans une semaine! Priorité secondaire: Etre prête pour l'examen demain!
La première étape est fait, le premier examen appartient au passé. La joie règne en sortant de l'hôpital, quand même un endroit particulier pour écrire un examen d'économie. Néanmoins, ce relâche mineur de pression et de stress d'avoir simplement un truc de moins a pris défaut de mon santé.
Hier, après une une petite sieste, de retour à la biblio: Mal à la gorge. A dix heures, une petite bière, ca ne vas pas mieux. Rentrée, couchée, j'arrive pas à dormir. Je mets le baume de tigre - ca aide: Enfin dodo. Je me réveille, sans réveil à 7h30. La nuque me fait mal et est source d'un léger mal à la tête. Mes yeux sont bizarres et mes hanches se font sentir aussi. Je me lève plus tard, me fait un lait chaud avec du miel dedans (recette mamans). Plus tard, recette chimique: NéoCitran. Recette à envisager en cas de non-amélioration: Visite chez Monsieur médecin.
Priorité principale: Retrouver la top forme! Il est que mardi maintenant, il faut que je tiennes jusqu'à vendredi dans une semaine! Priorité secondaire: Etre prête pour l'examen demain!
Sunday, June 17, 2007
Deraillée jusqu'à Perou
Il était six heures ce soir et j'étais contente de pouvoir sortir de la biblio. Une pause est la bienvenue, malgré la pluie.
Je me mets à rentrer. Puis sur le pont de la Coulouvrenière il m'arrive le truc que je savais depuis quatre années qu'il m'arrivera un jour. A cause de la pluie et le froid mon corps grelotte, il pleut pas mal, je ne fais pas attention, la roue avant se met dans une rail puis hop, mon vélo tombe. Heureusement, j'ai une grande agilité sur mon vélo, j'ai fais pas mal de VTT, et que je suis souple. J'arrivais à sauter de mon vélo d'une manière ou autre, je le laissais glisser par terre, puis moi, je tombe deux mètres à côté sur mes pieds! Je ne sais pas comment j'ai fait! Heureusement il n'y avais pas de voiture juste à côté ni derrière moi. Merci à toutes les anges qui veillaient sur moi en ce moment, car des accidents de vélo dans les rails des trams - ça peut mal finir je sais.
J'arrive à St.Jean, il y a toujours cette fête mystérieuse! Je découvre un drapeau perouvienne - des souvenirs se font remarques de mon voyage en Amérique de Sud. J'achète une espèce de super boule de purée de patates frites farci de viande : Mon repas ce soir! Je me dis que ça serais encore pratique d'avoir régulièrement des petits stands de délicatesses de partout juste à côté!
Puis donc, retour dans mes révisions... rézumés, rézumés... anciens exas, anciens exas...
Il était six heures ce soir et j'étais contente de pouvoir sortir de la biblio. Une pause est la bienvenue, malgré la pluie.
Je me mets à rentrer. Puis sur le pont de la Coulouvrenière il m'arrive le truc que je savais depuis quatre années qu'il m'arrivera un jour. A cause de la pluie et le froid mon corps grelotte, il pleut pas mal, je ne fais pas attention, la roue avant se met dans une rail puis hop, mon vélo tombe. Heureusement, j'ai une grande agilité sur mon vélo, j'ai fais pas mal de VTT, et que je suis souple. J'arrivais à sauter de mon vélo d'une manière ou autre, je le laissais glisser par terre, puis moi, je tombe deux mètres à côté sur mes pieds! Je ne sais pas comment j'ai fait! Heureusement il n'y avais pas de voiture juste à côté ni derrière moi. Merci à toutes les anges qui veillaient sur moi en ce moment, car des accidents de vélo dans les rails des trams - ça peut mal finir je sais.
J'arrive à St.Jean, il y a toujours cette fête mystérieuse! Je découvre un drapeau perouvienne - des souvenirs se font remarques de mon voyage en Amérique de Sud. J'achète une espèce de super boule de purée de patates frites farci de viande : Mon repas ce soir! Je me dis que ça serais encore pratique d'avoir régulièrement des petits stands de délicatesses de partout juste à côté!
Puis donc, retour dans mes révisions... rézumés, rézumés... anciens exas, anciens exas...
Saturday, June 16, 2007
Délices nocturnales
Ce que la journée était efficace de travail, la soirée l'était pas. Penchée sur mon classeur j'essaye d'avancer dans mes révisions. J'arrive à peine. Puis à 10 heures, la relâche. Petite bière sous le pont de la coulouvrenière avec des amis. Assis sur des tabourets on s'interroge sur notre vie hors préparation des examens. Il faut vraiment se poser la question ces jours - car sinon, de quoi en parler encore? C'est triste mais un peu vrai. On parle plutôt de nos vies après les exames!
Pour ne pas exagérer je me mets à rentre vers minuit. De plus je m'approche du quartier St.Jean j'entends de la musique, une scène apparaît de loin et des petits stands qui vendent des trucs pour manger passent à côté de moi. Je ralentis, mais je vois très bien un stand avec plein de trucs frits. Je passe devant et voir un tableau qui dit: "spécialités mauriciennes". Je continue à pédaler puis m'arrete: Je ne peux pas rentre sans avoir goûté les délicatesses de la dame qui, selon son apparition sait bien comment "bien" se nourrir. Je retourne et me laisse expliquer chaque délicatesse, car il y en a trop pour tout goûter. Je décide de me concentrer sur le "salé". Combien? J'en prends trois trucs différents: Une boule, un samosa, et une espèce d'empanada. La dame rajoute encore une aubergine. Je me dirige vers la scène pour écouter le concert et pour savourer du concert dans ma bouche pleine avec des spécialités mauriciennes. Délicieux.
Je décide de retourner chez la dame: Il faut que j'en profite pour demain - comme ca j'ai déjà mon repas midi. Évidemment, heureuse de revoir sa cliente de minuit elle me donne 6 pièces pour 5 francs avec de la bonne sauce piquante. Wow, quel bonne affaire! Je rentre, mets les trucs dans le frigo. Je m'endors en me réjouissant de re-manger ces délicatesses demain! :-)
Ce que la journée était efficace de travail, la soirée l'était pas. Penchée sur mon classeur j'essaye d'avancer dans mes révisions. J'arrive à peine. Puis à 10 heures, la relâche. Petite bière sous le pont de la coulouvrenière avec des amis. Assis sur des tabourets on s'interroge sur notre vie hors préparation des examens. Il faut vraiment se poser la question ces jours - car sinon, de quoi en parler encore? C'est triste mais un peu vrai. On parle plutôt de nos vies après les exames!
Pour ne pas exagérer je me mets à rentre vers minuit. De plus je m'approche du quartier St.Jean j'entends de la musique, une scène apparaît de loin et des petits stands qui vendent des trucs pour manger passent à côté de moi. Je ralentis, mais je vois très bien un stand avec plein de trucs frits. Je passe devant et voir un tableau qui dit: "spécialités mauriciennes". Je continue à pédaler puis m'arrete: Je ne peux pas rentre sans avoir goûté les délicatesses de la dame qui, selon son apparition sait bien comment "bien" se nourrir. Je retourne et me laisse expliquer chaque délicatesse, car il y en a trop pour tout goûter. Je décide de me concentrer sur le "salé". Combien? J'en prends trois trucs différents: Une boule, un samosa, et une espèce d'empanada. La dame rajoute encore une aubergine. Je me dirige vers la scène pour écouter le concert et pour savourer du concert dans ma bouche pleine avec des spécialités mauriciennes. Délicieux.
Je décide de retourner chez la dame: Il faut que j'en profite pour demain - comme ca j'ai déjà mon repas midi. Évidemment, heureuse de revoir sa cliente de minuit elle me donne 6 pièces pour 5 francs avec de la bonne sauce piquante. Wow, quel bonne affaire! Je rentre, mets les trucs dans le frigo. Je m'endors en me réjouissant de re-manger ces délicatesses demain! :-)
Quelle belle journée
Il est ce jour, de se lever le matin, d'ouvrir les stores puis le grand bleu. Que de bons à faire aujourd'hui? La faim et l'envie de prendre l'air fraîche motive d'aller dans le petit parc à côté avec une couverture et tout ce qu'il faut pour un bon brunch: Un p'tit jus de fruits, du bon pain, du miel, un oeuf et du fromage. Oui, exactement, comme ça il faut commencer les journées.
Les amis se rejoignent, s'assoient, on rigole, on bavarde on joue au speed-ball! Puis évidemment, après un bon brunch et des activités sportive pour les motivées, il faut bien se reposer! Une p'tite sieste dans l'ombre avec les voix des oiseaux dans une oreille, le vent dans les feuilles des arbres dans l'autre.
Pour encore rattraper les dernières actualités un p'tit regard dans le journal ne peux pas manquer. La rubrique voyage, tourisme, loisir et plaisir et de plus grand intérêt. Rubrique international, économie et marché on laisse de côté, exceptionnellement.
Puis, une petite promenade au bord de l'eau, voir comment la nature est dans un flux de changement constant. Quel beauté dans des choses simple, quel force de rendre la vie plus tranquille - presque la méditation!
Vers le soir une dvd m'attends, un p'tit film plutôt sympa, pour rigoler pour s'amuser. Pour dormir une bière pour être bien confortable dans le lit - avec ventre plein et un sourire sur le visage je m'endors.
Il était ce jour, des feuilles devant moi, en regardant par la fenêtre - bientôt ça sera réalité.
Il est ce jour, de se lever le matin, d'ouvrir les stores puis le grand bleu. Que de bons à faire aujourd'hui? La faim et l'envie de prendre l'air fraîche motive d'aller dans le petit parc à côté avec une couverture et tout ce qu'il faut pour un bon brunch: Un p'tit jus de fruits, du bon pain, du miel, un oeuf et du fromage. Oui, exactement, comme ça il faut commencer les journées.
Les amis se rejoignent, s'assoient, on rigole, on bavarde on joue au speed-ball! Puis évidemment, après un bon brunch et des activités sportive pour les motivées, il faut bien se reposer! Une p'tite sieste dans l'ombre avec les voix des oiseaux dans une oreille, le vent dans les feuilles des arbres dans l'autre.
Pour encore rattraper les dernières actualités un p'tit regard dans le journal ne peux pas manquer. La rubrique voyage, tourisme, loisir et plaisir et de plus grand intérêt. Rubrique international, économie et marché on laisse de côté, exceptionnellement.
Puis, une petite promenade au bord de l'eau, voir comment la nature est dans un flux de changement constant. Quel beauté dans des choses simple, quel force de rendre la vie plus tranquille - presque la méditation!
Vers le soir une dvd m'attends, un p'tit film plutôt sympa, pour rigoler pour s'amuser. Pour dormir une bière pour être bien confortable dans le lit - avec ventre plein et un sourire sur le visage je m'endors.
Il était ce jour, des feuilles devant moi, en regardant par la fenêtre - bientôt ça sera réalité.
Tuesday, June 12, 2007
Die Zeit läuft
D'ici une semaine j'aurai déjà passée mon premier grand examen et serai probablement en train de préparer le deuxième.
Hier j'ai réalisé pour de vrai que ça commence à être sérieux. Non seulement j'ai vu le résultat qui confirme que j'ai reçu mes 6 derniers crédits. (en attendant encore les notes de deux séminaires- mais je crois c'est bon selon les profs) Puis l'affichage en détail des heures de passages, des experts et tout ce qui va avec pour le CORI. Joie et nervosité en même temps (déjà!!!)
Les heures de travail et de sommeil commencent à se (dé-)compter - je ferai mon maximum pour en profiter - travailler efficacement et dormir profondément. Il faut encore tenir 17 jours!
D'ici une semaine j'aurai déjà passée mon premier grand examen et serai probablement en train de préparer le deuxième.
Hier j'ai réalisé pour de vrai que ça commence à être sérieux. Non seulement j'ai vu le résultat qui confirme que j'ai reçu mes 6 derniers crédits. (en attendant encore les notes de deux séminaires- mais je crois c'est bon selon les profs) Puis l'affichage en détail des heures de passages, des experts et tout ce qui va avec pour le CORI. Joie et nervosité en même temps (déjà!!!)
Les heures de travail et de sommeil commencent à se (dé-)compter - je ferai mon maximum pour en profiter - travailler efficacement et dormir profondément. Il faut encore tenir 17 jours!
Sunday, June 10, 2007
(re-) mise des pieds sur terre
C'était mercredi soir, vers le 18.10h j'ai réellement commencé à remettre mes pieds dans la réalité des choses. Vers les 18.05 je sors de la Villa Barton, je respire profondément et me dit: Voilà, une chose de moins, un examen de plus est dans le passé. Mon niveau de bonheur monte de suite et je suis heureuse. Je me retiens quand même de sauter en l'air en hurlant pour montrer ce sentiment fantastique à tout le monde. Je garde ce petit privilège pour moi.
Je prends mon vélo, comme d'hab et me mets à rentrer. Par contre, je ne monte pas à la place des Nations Unies, je pédale tranquillement au bord du lac. D'abord je traverse le parc et je vois beaucoup de mamans jouer avec les enfants. Ils hurlent et crient, font du bruit qui fait plutôt mal dans l'oreille. Par contre, ca ne me dérange pas, au contraire, je trouve super chouette de voire jouer des enfants, de voire comment ils apprennent des choses, comment ils découvrent l'eau, les objets etc.
Tranquillement je continue puis je longe au bord de l'eau, découvre le jet d'eau. Il est magnifique et impressionnant. Le symbole de Genève par excellence dans tout son splendeur. Puis je vois beaucoup de gens, les uns sont posé dans l'herbe, les autres se promènent. Les uns boivent de la bière, les amoureux s'embrassent, les autres discutent, puis les derniers sont juste là pour profiter de l'ambiance. Ce qui me frappe le plus c'est que je réalise que les gens profitent de leur vie. Ils utilisent le temps libre pour faire des choses qui leurs font du bien. Mais pourcquoi cela me frappe autant, c'est normal? Oui et non.
Oui, parce que la vie est là pour en profiter, non parce que samedi passé j'ai témoigné à la fin d'une vie d'une personne, qui, apparemment ne pouvait pas en profiter. Il s'ajoute que j'étais juste avant un examen, par définition une période de pression puis temps libre limité.
Ce qui fait du mercredi une journée spéciale pour moi. C'était simplement de voire les gens profiter de la vie. Simple, mais puissant. De simplement pédaler tranquillement au bord de l'eau et voire les gens, m'a fait sourire, m'a rendu encore plus heureuse qu'en sortant de la Villa Barton. Oui, la société elle vie quand-même et elle sait en vivre. Je pense j'étais dans une sorte de vacuum - d'un monde à part de la réalité où il y a peu de bonheur et de joie pour vivre, dominé par la solitude, le froid et la peur.
Jeudi, je témoigne de l'expression fantastique des sentiments et des intentions par le mouvement du corps. La danse. Même si ca ne fait pas longtemps j'étais voir la casse-noisette, j'étais super heureuse de voire des danseurs et danseuses de si près s'entraîner dans la hall d'uni Mail. Wow, comme c'est beau et impressionnant!
Puis, hier soir l'evenement en société, le moment culminant de l'été et du samedi soir entre amis. Le barbecue. On bavarde, j'apprends que les suisses disent plutôt tschips et les français disent plutôt schips et finis d'en manger trop. Le barbecue ne va pas sans une petite bière, une belle brochette de lapin, un maïs grillé et comme désert: Merengue avec de la crème dessus (et beaucoup de la crème).

Voilà, sans oublier ce que j'ai témoigné samedi il y a une semaine, je suis bien de retour dans la vie sociétale. Une leçon est qu'il ne faut pas rester seul dans les moment on est pas bien. La nuit du samedi au dimanche m'a quand même marquée, une nuit où probablement j'aurais mieux fait de ne pas rester toute seul chez moi. Une autre leçon est qu'on vive certainement dans une société qui connaît des phénomènes tristes et graves, mais elle n'est pas déraillée, elle est là est sait toujours profiter de la vie. Et moi, j'en fait partie.
C'était mercredi soir, vers le 18.10h j'ai réellement commencé à remettre mes pieds dans la réalité des choses. Vers les 18.05 je sors de la Villa Barton, je respire profondément et me dit: Voilà, une chose de moins, un examen de plus est dans le passé. Mon niveau de bonheur monte de suite et je suis heureuse. Je me retiens quand même de sauter en l'air en hurlant pour montrer ce sentiment fantastique à tout le monde. Je garde ce petit privilège pour moi.
Je prends mon vélo, comme d'hab et me mets à rentrer. Par contre, je ne monte pas à la place des Nations Unies, je pédale tranquillement au bord du lac. D'abord je traverse le parc et je vois beaucoup de mamans jouer avec les enfants. Ils hurlent et crient, font du bruit qui fait plutôt mal dans l'oreille. Par contre, ca ne me dérange pas, au contraire, je trouve super chouette de voire jouer des enfants, de voire comment ils apprennent des choses, comment ils découvrent l'eau, les objets etc.
Tranquillement je continue puis je longe au bord de l'eau, découvre le jet d'eau. Il est magnifique et impressionnant. Le symbole de Genève par excellence dans tout son splendeur. Puis je vois beaucoup de gens, les uns sont posé dans l'herbe, les autres se promènent. Les uns boivent de la bière, les amoureux s'embrassent, les autres discutent, puis les derniers sont juste là pour profiter de l'ambiance. Ce qui me frappe le plus c'est que je réalise que les gens profitent de leur vie. Ils utilisent le temps libre pour faire des choses qui leurs font du bien. Mais pourcquoi cela me frappe autant, c'est normal? Oui et non.
Oui, parce que la vie est là pour en profiter, non parce que samedi passé j'ai témoigné à la fin d'une vie d'une personne, qui, apparemment ne pouvait pas en profiter. Il s'ajoute que j'étais juste avant un examen, par définition une période de pression puis temps libre limité.
Ce qui fait du mercredi une journée spéciale pour moi. C'était simplement de voire les gens profiter de la vie. Simple, mais puissant. De simplement pédaler tranquillement au bord de l'eau et voire les gens, m'a fait sourire, m'a rendu encore plus heureuse qu'en sortant de la Villa Barton. Oui, la société elle vie quand-même et elle sait en vivre. Je pense j'étais dans une sorte de vacuum - d'un monde à part de la réalité où il y a peu de bonheur et de joie pour vivre, dominé par la solitude, le froid et la peur.
Jeudi, je témoigne de l'expression fantastique des sentiments et des intentions par le mouvement du corps. La danse. Même si ca ne fait pas longtemps j'étais voir la casse-noisette, j'étais super heureuse de voire des danseurs et danseuses de si près s'entraîner dans la hall d'uni Mail. Wow, comme c'est beau et impressionnant!
Puis, hier soir l'evenement en société, le moment culminant de l'été et du samedi soir entre amis. Le barbecue. On bavarde, j'apprends que les suisses disent plutôt tschips et les français disent plutôt schips et finis d'en manger trop. Le barbecue ne va pas sans une petite bière, une belle brochette de lapin, un maïs grillé et comme désert: Merengue avec de la crème dessus (et beaucoup de la crème).

Voilà, sans oublier ce que j'ai témoigné samedi il y a une semaine, je suis bien de retour dans la vie sociétale. Une leçon est qu'il ne faut pas rester seul dans les moment on est pas bien. La nuit du samedi au dimanche m'a quand même marquée, une nuit où probablement j'aurais mieux fait de ne pas rester toute seul chez moi. Une autre leçon est qu'on vive certainement dans une société qui connaît des phénomènes tristes et graves, mais elle n'est pas déraillée, elle est là est sait toujours profiter de la vie. Et moi, j'en fait partie.
Tuesday, June 05, 2007
Prise de distance
Gentiment, depuis hier, mes pensées se normalisent. Le pragmatisme et les objectifs à court-terme (réussir les exas) dans ma vie me forcent de remettre mes deux pieds bien fort sur le sol.
Demain, mon premier examen. Je suis prête? Je ne peux pas savoir, mais je pense que oui. Aucune idée comment cet exa se présentera sur la forme et fond, j'apprends plutôt ce que je pense est important et essentiel. J'espère que le prof a à peu près les mêmes idées que moi. J'aime pas cette incertitude de ne pas savoir le type de question qu'il posera, le contenu de la matière.... le prof pouvait/voulait pas dire... c'est pas sympa.
Puis, ca sera le début de la fin, le début de ma période d'exa... même si ca prendra encore jusqu'au 29 juin au plus tard.
Puis, il y a le pragmatisme qui revient. Sans négliger la tristesse et la fatalité du phénomène social du suicide. Depuis samedi passé, il y a au moins 8 autres personnes qui ont mis fin à leur vie. C'est hautement triste, mais c'est en même temps leurs décision. Ce n'est pas une excuse de ne pas penser à eux et encore moins de lutter contre les sources de ce phénomène social. Le suicide est grave et il faut bien reconnaître l'ampleur de ce problème social en Suisse et sur notre planète. Mais en même temps je dois aussi penser à les millions et millions de personnes qui auraient aimé vivre, qui aimeraient vivre, mais qui ont été tué ou sont mort dans des accidents... Ces gens qui ne sont plus entre nous ne vivent plus parce que d'autre gens pensaient qu'ils ont le droit de décider sur la vie des autres! Ou bien, des imprévu sont venu et malgré toute les précautions prises un accident à mis fin à leurs vie.
Malgré que je sache que la mort est la seul chose à 100% sur dans la vie, j'y pense pas souvent. Je prends comme normale de vivre, d'être en bonne santé, d'avoir toute ce qu'il me faut et de profiter du bonheur de tous les jours. Je réalise que non seulement ce n'est pas le cas pour tout le monde mais encore, qu'il faut reconnaître la chance de pouvoir vivre une vie sans soucis majeurs et sans problèmes...
Gentiment, depuis hier, mes pensées se normalisent. Le pragmatisme et les objectifs à court-terme (réussir les exas) dans ma vie me forcent de remettre mes deux pieds bien fort sur le sol.
Demain, mon premier examen. Je suis prête? Je ne peux pas savoir, mais je pense que oui. Aucune idée comment cet exa se présentera sur la forme et fond, j'apprends plutôt ce que je pense est important et essentiel. J'espère que le prof a à peu près les mêmes idées que moi. J'aime pas cette incertitude de ne pas savoir le type de question qu'il posera, le contenu de la matière.... le prof pouvait/voulait pas dire... c'est pas sympa.
Puis, ca sera le début de la fin, le début de ma période d'exa... même si ca prendra encore jusqu'au 29 juin au plus tard.
Puis, il y a le pragmatisme qui revient. Sans négliger la tristesse et la fatalité du phénomène social du suicide. Depuis samedi passé, il y a au moins 8 autres personnes qui ont mis fin à leur vie. C'est hautement triste, mais c'est en même temps leurs décision. Ce n'est pas une excuse de ne pas penser à eux et encore moins de lutter contre les sources de ce phénomène social. Le suicide est grave et il faut bien reconnaître l'ampleur de ce problème social en Suisse et sur notre planète. Mais en même temps je dois aussi penser à les millions et millions de personnes qui auraient aimé vivre, qui aimeraient vivre, mais qui ont été tué ou sont mort dans des accidents... Ces gens qui ne sont plus entre nous ne vivent plus parce que d'autre gens pensaient qu'ils ont le droit de décider sur la vie des autres! Ou bien, des imprévu sont venu et malgré toute les précautions prises un accident à mis fin à leurs vie.
Malgré que je sache que la mort est la seul chose à 100% sur dans la vie, j'y pense pas souvent. Je prends comme normale de vivre, d'être en bonne santé, d'avoir toute ce qu'il me faut et de profiter du bonheur de tous les jours. Je réalise que non seulement ce n'est pas le cas pour tout le monde mais encore, qu'il faut reconnaître la chance de pouvoir vivre une vie sans soucis majeurs et sans problèmes...
Sunday, June 03, 2007
Appel de la police judiciaire
Hier, mon natel sonne, un Monsieur de la police judicaire. Il faut bien que lui raconte en détail ce que j'ai vu samedi soir, pour le protocol cette fois-ci.
Puis la question que je lui pose: "Pouvez-vous me dire si c'étais une Dame ou Monsieur, plutôt jeune ou âgé?". Le Monsieur à l'autre bout du téléphone n'hésite pas à répondre. "Malheureusement c'était une fille très jeune, de même année que vous, de 1982". Puis voilà, c'est tout. On se souhaite encore un bon weekend.
Hier, mon natel sonne, un Monsieur de la police judicaire. Il faut bien que lui raconte en détail ce que j'ai vu samedi soir, pour le protocol cette fois-ci.
Puis la question que je lui pose: "Pouvez-vous me dire si c'étais une Dame ou Monsieur, plutôt jeune ou âgé?". Le Monsieur à l'autre bout du téléphone n'hésite pas à répondre. "Malheureusement c'était une fille très jeune, de même année que vous, de 1982". Puis voilà, c'est tout. On se souhaite encore un bon weekend.
Saturday, June 02, 2007
Suicide en Suisse
Par année se suicide 1'000 à 1'400 personnes, dont 1'000 hommes. 10% de la population a déjà essayé de se suicider.
Le milieu urbain, ainsi que les cantons avec un taux de population élevée connaissent un taux de suicide plus elevé. Les cantons protestant ont plus de suicides que les cantons catholique. Un phénomène est l'Appenzell, qui a le plus de suicide parmi tous les cantons.
Selon l'âge:
Qui pense que le taux de suicide est plus élevé aujourd'hui que dans le passé, ce trompe:
Comparé au niveau international, la Suisse se trouve au-dessus de la moyenne, après (de loin) la Russie, la Hongrie, la Slovénie, Finlande et la Croatie.
Source:
Par année se suicide 1'000 à 1'400 personnes, dont 1'000 hommes. 10% de la population a déjà essayé de se suicider.
Le milieu urbain, ainsi que les cantons avec un taux de population élevée connaissent un taux de suicide plus elevé. Les cantons protestant ont plus de suicides que les cantons catholique. Un phénomène est l'Appenzell, qui a le plus de suicide parmi tous les cantons.
Selon l'âge:
Qui pense que le taux de suicide est plus élevé aujourd'hui que dans le passé, ce trompe:
Comparé au niveau international, la Suisse se trouve au-dessus de la moyenne, après (de loin) la Russie, la Hongrie, la Slovénie, Finlande et la Croatie.
Source:
La personne du Pont Butin
C'était le bon début d'une samedi soir. Rentrée de la biblio je décide de vite aller me ressourcer au bord de la rhône en faisant un petit jogging. Au lieu de faire le tour habituel je décide d'aller observer et écouter la nature au bord de l'eau. Puis effectivement, je trouve un coin avec les derniers rayons du soleil. Une image magnifique se présente, le soleil en face, le magnifique pont devant moi puis la source de l'eau.
En profitant de cette situation je vois une personne posée sur la barrière du pont et me dit: "il faut bien qu'elle fasse attention pour ne pas tomber!" Quelques secondes plus tard je vois comme la personne tombe, sans cri et dans le silence absolu. Puis, j'entends le bruit horrible du bois qui craque - malgré la distance - assez fort. Paralysé au début, je me lève, il faut que je trouve un natel, évidemment je n'ai pas le mien sur moi! Je coure après des gens, j'appelle le 144, mon nom, "j'ai vu une personne tomber du pont butin, côté lancy, pas côté St.Jean!" A l'autre côté "oui d'accord vous voyez la personnes devant vous?", "non", "je suis de l'autre côté" puis "elle est tombée dans l'eau - combien de mètres" Moi "non elle est pas tombée dans l'eau, ce sont plus ou moins 40 mètres".... J'entends les sirènes, je vois l'ambulance, le Monsieur décroche. Je reste un moment, je regarde, puis décide quand même d'aller voir sur place. Il faut que je sache au moins si la personnes a des chances de survie.
J'arrive sur place. Les pompiers, les sanitaires m'ignorent, la personne tombée et plus bas, je la vois pas. J'hésites de me faire remarquer. A quoi ca sert? J'ai appellé, j'ai fait ce qu'il fallait faire. Je décide quand même de dire que c'étais moi qui avais appellée... Je m'addresse à un sanitaire. " euhhh bonsoir en fait, c'est moi qui a appellée, je l'ai vu tomber". Puis LA question pas un sanitaire qui m'a troublé "vous allez bien?" oui bien sur je suis bien, c'est pas moi qui est tombée (ou sautée) du pont. Mais j'arrive pas à dire car, je réalise que j'étais choqueé pour le moment. "euh oui, ca va", puis impuissante de me controler, il y a des larmes qui remplissent mes yeux - incapable de contrôler. Je m'asseois dans l'ambulance et raconte comment ca se faisait que j'ai vu, ce que j'ai vu... puis ca allait déjà mieux. Je continue à parler avec le sanitaire... Puis, la question: "La personnes, est-ce qu'elle a des chances de survie?", La réponse est claire. "non, malheureusement, sur cette hauteur il n'y pas vraiment de chance. Vous avez parfaitement réagit, on ne pouvait pas faire mieux que nous appeler." Je donne mon nom, adresse, numéro de téléphone. "vous voulez un comprimé pour bien dormir ce soir ?" Je décide que non, sans prendre le risque de ne pas pouvoir me reveiller demain, je dois travailler. Je rentre en courant.
L'image est devant moi. Ca vient d'arriver, le bruit du bois craquant est encore dans l'oreille. J'ai vu une personne qui a agit selon sa décision de ne plus vouloir vivre, de mettre fin à sa vie. Elle était posée sur la barrière, puis le moment je regardais elle l'a fait. J'arrive pas à comprendre. Est-ce qu'on peux comprendre? Certainement, la personne ne voulais pas que je la voie, ou elle s'en foutait. Moi, je l'ai vu par hazard. La personne m'a pas agressée comme un sanitaire l'a dit, mais je dis simplement que je suis devenue un témoin involotaire. Probablement je suis la seule qui l'a vu tomber, la personne qui est morte maintenant. J'ai vu ses dernières secondes de vie. Je suis un peu perturbée, il y a des questions qui se posent, l'image est forte, le bruit est fort.
Je viens d'appeler Nicole et ma soeur - ca va bien - c'est normal que ca travaille - les sanitaires disent. J'irai au cinéma ce soir... ca m'oblige de voir d'autres images, au moins pour le moment devant mes yeux...
C'était le bon début d'une samedi soir. Rentrée de la biblio je décide de vite aller me ressourcer au bord de la rhône en faisant un petit jogging. Au lieu de faire le tour habituel je décide d'aller observer et écouter la nature au bord de l'eau. Puis effectivement, je trouve un coin avec les derniers rayons du soleil. Une image magnifique se présente, le soleil en face, le magnifique pont devant moi puis la source de l'eau.
En profitant de cette situation je vois une personne posée sur la barrière du pont et me dit: "il faut bien qu'elle fasse attention pour ne pas tomber!" Quelques secondes plus tard je vois comme la personne tombe, sans cri et dans le silence absolu. Puis, j'entends le bruit horrible du bois qui craque - malgré la distance - assez fort. Paralysé au début, je me lève, il faut que je trouve un natel, évidemment je n'ai pas le mien sur moi! Je coure après des gens, j'appelle le 144, mon nom, "j'ai vu une personne tomber du pont butin, côté lancy, pas côté St.Jean!" A l'autre côté "oui d'accord vous voyez la personnes devant vous?", "non", "je suis de l'autre côté" puis "elle est tombée dans l'eau - combien de mètres" Moi "non elle est pas tombée dans l'eau, ce sont plus ou moins 40 mètres".... J'entends les sirènes, je vois l'ambulance, le Monsieur décroche. Je reste un moment, je regarde, puis décide quand même d'aller voir sur place. Il faut que je sache au moins si la personnes a des chances de survie.
J'arrive sur place. Les pompiers, les sanitaires m'ignorent, la personne tombée et plus bas, je la vois pas. J'hésites de me faire remarquer. A quoi ca sert? J'ai appellé, j'ai fait ce qu'il fallait faire. Je décide quand même de dire que c'étais moi qui avais appellée... Je m'addresse à un sanitaire. " euhhh bonsoir en fait, c'est moi qui a appellée, je l'ai vu tomber". Puis LA question pas un sanitaire qui m'a troublé "vous allez bien?" oui bien sur je suis bien, c'est pas moi qui est tombée (ou sautée) du pont. Mais j'arrive pas à dire car, je réalise que j'étais choqueé pour le moment. "euh oui, ca va", puis impuissante de me controler, il y a des larmes qui remplissent mes yeux - incapable de contrôler. Je m'asseois dans l'ambulance et raconte comment ca se faisait que j'ai vu, ce que j'ai vu... puis ca allait déjà mieux. Je continue à parler avec le sanitaire... Puis, la question: "La personnes, est-ce qu'elle a des chances de survie?", La réponse est claire. "non, malheureusement, sur cette hauteur il n'y pas vraiment de chance. Vous avez parfaitement réagit, on ne pouvait pas faire mieux que nous appeler." Je donne mon nom, adresse, numéro de téléphone. "vous voulez un comprimé pour bien dormir ce soir ?" Je décide que non, sans prendre le risque de ne pas pouvoir me reveiller demain, je dois travailler. Je rentre en courant.
L'image est devant moi. Ca vient d'arriver, le bruit du bois craquant est encore dans l'oreille. J'ai vu une personne qui a agit selon sa décision de ne plus vouloir vivre, de mettre fin à sa vie. Elle était posée sur la barrière, puis le moment je regardais elle l'a fait. J'arrive pas à comprendre. Est-ce qu'on peux comprendre? Certainement, la personne ne voulais pas que je la voie, ou elle s'en foutait. Moi, je l'ai vu par hazard. La personne m'a pas agressée comme un sanitaire l'a dit, mais je dis simplement que je suis devenue un témoin involotaire. Probablement je suis la seule qui l'a vu tomber, la personne qui est morte maintenant. J'ai vu ses dernières secondes de vie. Je suis un peu perturbée, il y a des questions qui se posent, l'image est forte, le bruit est fort.
Je viens d'appeler Nicole et ma soeur - ca va bien - c'est normal que ca travaille - les sanitaires disent. J'irai au cinéma ce soir... ca m'oblige de voir d'autres images, au moins pour le moment devant mes yeux...
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